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La difficile enfance et la jeunesse de Luz Amparo Cuevas
Luz Amparo Cuevas est née le 13 mars 1931 au hameau de El Pesebre, commune de Penascosa, dans la province d’Albacete, au sein d’une famille d’une extrême pauvreté. Elle perd sa mère à 16 mois, son enfance et sa jeunesse se déroulent dans les plus extraordinaires tribulations : séjour dans un orphelinat, chez un grand-père berger, dans une famille d’adoption. Elle est reprise par sa marâtre qui l’oblige à dormir dans un placard et la prive souvent de nourriture. L’enfant, qui ne sait pas prier, invoque néanmoins la Sainte Vierge, lui demandant de l’emporter auprès de sa mère.
Après un nouveau séjour dans une institution de la région d’Alicante qui recueillait gratuitement les enfants abandonnés, elle retourne quelque temps chez son père et sa marâtre. Puis, ne sachant presque pas lire ni écrire, elle part à Madrid chez sa tante Antonia ; elle travaille dans la capitale comme domestique jusqu’à ce qu’elle épouse, à 25 ans, le jeune Nicasio Barderas, le 18 février 1957 à l’Escorial, où s’établit le jeune couple. Leur foyer s’agrandira bientôt de sept enfants. Mais de graves ennuis de santé contraindront la famille à vivre à un certain moment de la charité publique. Atteinte d’une maladie cardiaque, Luz Amparo voit sa santé s’améliorer notablement après un pèlerinage à Lourdes, et elle peut reprendre son travail de domestique dans diverses familles. La santé de son mari Nicasio était et restera toujours fragile. Luz Amparo travaille comme employée de maison dans le même immeuble. Dieu l’amène doucement à lui
Vers le mois de mai 1970, déjà, alors qu’elle se trouvait à l’hôpital Clinico de Madrid, elle déclara avoir vu à deux reprises auprès d’elle un mystérieux personnage « vêtu d’une blouse blanche, chevelu et barbu, au teint doré et aux yeux verts » : pendant une opération de l’appendice, puis une nuit où il se tint debout à la tête de son lit sans rien dire. Lorsqu’elle parle du « docteur barbu » au personnel de l’hôpital, on met ses observations sur le compte de l’anesthésie, car il n’y a pas de médecin barbu à l’hôpital. Une dizaine d’années plus tard, le 12 novembre 1980, alors qu’elle quitte l’appartement de ses patrons, le couple Martinez, pour rentrer chez elle, le même mystérieux personnage la suit toujours sans mot dire. Le Lendemain matin, alors qu’elle se rend à son travail, même scénario. Elle confie la chose au concierge, Marcos, qui ne voit rien.
Le soir du 13 Novembre 1980, alors qu’elle s’apprête à ranger dans une armoire du linge qu’elle venait de repasser, Luz Amparo entend une voix forte et claire qui lui dit : « Ma fille, prie pour la paix du monde et pour la conversion des pécheurs. Le monde est en grand danger ». Affolée, elle confie son étonnement et son angoisse au concierge qui constate comme elle qu’il n’y a personne dans la pièce. Mais la même voix persiste : « Ma fille, n’aie pas peur ». En même temps, Luz Amparo voit la pièce s’illuminer et le même personnage qu’elle avait vu à l’hôpital et dans la rue lui apparaît dans une sorte de nuée lumineuse et lui dit : « Je suis ton Père céleste (si Jésus l’appelle Ma fille. N’est-il pas logique qu’Il soit son Père aux Cieux ?). Dans cette maison il n’y a aucune sorcellerie. Prie pour la paix du monde et pour la conversion des pécheurs. Aimez-vous les uns les autres. Tu vas recevoir des épreuves de douleur ».
Premières stigmatisations et progrès spirituels
Le matin du 15 Novembre 1980, Luz Amparo a la vision d’une Croix au milieu d’une lumière resplendissante. Sur la Croix apparaît le Christ en proie aux douleurs de la Passion. En même temps Luz Amparo commence à saigner du front et des mains. Comme elle éprouve des douleurs très vives, elle s’écrie : « Mais qu’est-ce que c’est ? ». Le Crucifié lui répond : « Ma fille, c’est la Passion du Christ. C’est une épreuve. Tu dois la supporter entièrement. » « Mais je ne peux pas le supporter », réplique-t-elle. Et Jésus insiste : « Si toi tu ne peux pas le supporter pendant quelques secondes, quelles souffrances j’ai eu à supporter Moi-même pendant des heures entières sur la Croix, mourant pour ceux-là mêmes qui étaient en train de me crucifier ! Tu peux sauver beaucoup d’âmes par tes souffrances ». Jésus lui demande si elle accepte et elle répond : « Avec votre aide, Seigneur, je le supporterai ».
A partir de ce moment, Luz Amparo change. En même temps qu’elle intensifie sa vie spirituelle d’une façon admirable et exemplaire, se multiplient chez elle des phénomènes aussi étonnants qu’extraordinaires : saignements sur le front, les yeux, la bouche, une épaule, le dos, le côté, les mains, les genoux, les pieds ; parfois avec des plaies visibles, parfois avec du sang sans plaies, d’autres fois sans plaies ni sang, mais avec une douleur aiguë correspondant à des plaies invisibles, selon la scène de la Passion qu’elle contemple. On a vu un cœur en relief au centre de sa poitrine, sanguinolent, traversé d’une épée ou d’une flèche dirigée obliquement du côté droit en haut, au côté gauche en bas. Des apparitions de Notre Seigneur, de la Vierge, des Anges, du diable… Des senteurs agréables et durables. Une langue étrange. Des bilocations. De nombreuses conversions. Des lévitations. Des communions mystiques. Un enregistrement inexplicable de bandes magnétophone. Des guérisons de maladies d’autres personnes qu’elle prenait sur elle-même, etc…
Les saignements qui commencent soudain, ne laissent lorsqu’ils prennent fin aucune marque sur la peau. Lorsque commencent les douleurs, on voit toujours un rayon de lumière qui se dirige vers elle. Malgré les douleurs si intenses, elle ressent intérieurement une grande paix et un grand bonheur. Lorsqu’elle tombe en extase, elle voit Notre Seigneur crucifié, et à côté de la Croix elle voit la Vierge vêtue d’un manteau noir qui couvre son corps de la tête aux pieds, avec un voile de gaze blanche sur la tête, qui tombe sur l’épaule droite et passe sous le menton. A la fin de l’extase, elle cesse de les voir. Il semble que Notre Seigneur permet au « pouvoir des ténèbres d’agir contre elle, parfois par le diable en personne ; parfois par l’intermédiaire de personnes qui, soit par des paroles qu’elle entend elle-même, soit par écrit, l’insultent, se moquent d’elle et de ces faits, la calomnient et suscitent contre elle de faux témoignages. Mais il semble aussi que Notre Seigneur lui a annoncé tout cela et lui donne la force nécessaire pour le supporter avec une patience exemplaire. Le curé s’est opposé à elle, quoiqu’en avouant : « J’ai peine à penser qu’il s’agisse d’une plaisanterie, parce qu’Amparo Cuevas est une brave femme ».
Stigmatisations publiques
Au début tous ces phénomènes furent maintenus dans un secret relatif parce qu’Amparo l’avait demandé à tous. Normalement, les phénomènes ne survenaient plus que les vendredis. Ces jours-là Amparo se levait le matin avec une petite tache noire au creux et sur le dos des mains. Elle comprenait ainsi qu’elle aurait une extase dans la journée et elle s’organisait en conséquence. Mais malgré ces précautions, les stigmatisations la surprirent dans des lieux aussi différents et inattendus qu’une église (église de Santa Gema à Madrid, 24.11.1980), une boulangerie (5.12.1980), le parloir d’une école où elle était allée rendre visite à une religieuse (12.12.1980) ou dans un couvent de Carmélites. Et ce jusqu’à la Semaine Sainte de 1981, où le Seigneur indiqua à Amparo qu’il voulait qu’elle ait désormais les extases dans l’intimité. Mais la rumeur de ces phénomènes extraordinaires s’était répandue dans l’Escorial et au-delà, suscitant engouement tapageur et critiques acerbes.
Premières apparitions et demandes de la Vierge Marie
C’est le 1er Mai 1981, premier vendredi du mois, que la Sainte Vierge apparut pour la première fois à Luz Amparo, habillée de son vêtement de deuil maintenant si bien connu. C’était à Cortès, dans la province d’Albacete, où Amparo avait voulu se rendre pour prier devant une statue de la Vierge vénérée à cet endroit. En la regardant tristement, la Vierge dit à Amparo : « Ma fille, ne cessez pas de réciter le saint Rosaire. Le saint Rosaire récité avec dévotion a beaucoup de pouvoir. Je vous demande très peu de chose : je vous demande de prier car, par vos prières et vos pénitences, vous nous aiderez, mon Fils et moi, à sauver beaucoup d’âmes qui errent dans l’attente de quelqu’un qui les sauve ». Le 10 Mai 1981, Notre Dame lui apparut de nouveau, tout de blanc vêtue, irradiant une lumière resplendissante, et lui dit : « Ma fille, dis à tous mes enfants qu’ils respectent très bien le message que je leur ai donné, prier le saint Rosaire. Mais ils doivent s’approcher davantage de l’Eucharistie car beaucoup d’entre eux ne l’ont pas fait. Qu’ils communient les premiers vendredis et que tous ceux qui communient ce jour-là prient pour l’Eglise catholique afin que les chrétiens soient plus unis». C’est le dimanche 14 Juin 1981 que la Sainte Vierge apparut pour la première fois sur un frêne du Pré-Neuf, vêtue de noir avec sous la capuche de même couleur qui lui couvrait la tête, un voile blanc transparent. Elle dit à Amparo : « Je suis la Vierge douloureuse. Je veux que l’on construise en ce lieu (elle en montre l’emplacement précis) une chapelle en l’honneur de mon Nom. Que l’on y vienne de toutes les parties du monde pour méditer la Passion de mon Fils, qui est tant oubliée. Si l’on fait ce que je dis, il y aura des guérisons. Cette eau guérira. Quiconque viendra prier ici chaque jour le saint Rosaire sera béni par moi. Beaucoup seront marqués d’une croix au front. Faites pénitence, faites oraison ». A partir de ce jour, la Vierge continua d’apparaître à Amparo, à des dates diverses mais surtout le premier samedi du mois. Notre-Seigneur lui apparaît aussi en même temps que sa sainte Mère.
Les bilocations
Dans le « Premier récit authentique des apparitions de l’Escorial »[1], il est cité sept manifestations de bilocation de Luz Amparo. dont une en présence du père Alphonso Maria Lopez Sendin, son confesseur qui a confirmé cette bilocation. Toutes ont été vérifiées et il s’avère que c’est un Ange, probablement l’Ange Gabriel, qui a pris les apparences, la voix et qui a accompli les travaux habituellement faits par celle-ci ! Ayons à l’esprit que le charisme de bilocation a été observé en bien des saints et mystiques, tels que saint Benoit, saint Bernard, mais plus récemment le Padre Pio, mère Yvonne-Aimée de Malstroit et Marthe Robin.
OBEISSANCE DE LUZ AMPARO A
LA HIERARCHIE
A partir de ce moment-là, les extases ainsi que les messages célestes du premier samedi du mois, eurent lieu le matin, et Luz Amparo était entourée de ses proches. Les extases comme les messages furent enregistrés en vidéo et sur cassettes-audio et les messages retransmis aux pèlerins l'après midi, après les prières récitées autour du frêne. Nous insistons sur le fait que ce ne fut pas un choix de Luz Amparo, mais un acte d'obéissance à la Hiérarchie, qu'elle a toujours respectée. Cet acte est un signe évident de son humilité et de son obéissance envers l'Eglise et atteste qu'elle n'est qu'un simple instrument dans les mains de Celui qui lui a donné une mission très singulière : Dieu. Outre le fait de ne plus se rendre au Pré-Neuf, Luz Amparo a choisi la voie du silence, de la simplicité et une vie cachée. Elle parle et elle n'agit que pour rendre gloire à Dieu et à sa Sainte Mère.
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